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François Bayrou au Salon de l’Étudiant : « Je créerai une agence nationale de l’orientation »

François Bayrou s’est rendu au Salon de l’Étudiant, vendredi 9 mars, où il a réaffirmé sa volonté de faire de l’école française « l’une des dix meilleures au monde, d’ici cinq ans ».

Accueilli en début d’après-midi par Emmanuel Davidenkoff, directeur de la publication du magazine l’Étudiant, le candidat à la présidence de la République a immédiatement été entouré de nombreux jeunes venus le saluer avec bienveillance. Pendant plus d’une heure, le candidat s’est promené dans les allées de ce salon, déclenchant moult photos, quelques « bonne chance pour la campagne! », ou plus direct encore une demande de stage « à l’étranger, dans l’import-export ».

Ce fut l’occasion pour le député des Pyrénées-Atlantiques de répéter qu’il se démarquait des propositions de François Hollande ou de Nicolas Sarkozy, en voulant « protéger les moyens actuels de l’éducation ». « Je ne crois pas une seconde qu’on puisse créer les dizaines de milliers d’emplois que certains annoncent », a-t-il lancé, en allusion au programme du candidat socialiste. « Les finances du pays ne le permettront pas », a-t-il justifié.

 

Interrogé sur la proposition de Nicolas Sarkozy de faire travailler plus les professeurs si ceux-ci le souhaitent, « cela veut dire que les enseignants ne travailleraient pas assez? Je demande à quiconque fait une proposition de cet ordre qu’il aille passer deux heures dans un classe de troisième dans un collège puis revienne voir après », a-t-il lancé. « On est en train d’introduire dans la tête des Français l’idée que les enseignants seraient des fainéants », a-t-il ajouté.

Parmi les premières mesures concrètes qu’il prendrait s’il était élu, François Bayrou a évoqué « une mutuelle » pour accéder à un logement afin de ne plus payer de caution, la création d’une « agence nationale de l’orientation » ainsi que la possibilité d’avoir un revenu en contrepartie de cours de soutien.

Au cours de cette visite, il a livré quelques conseils pour le bac, comme « ne pas bachoter » ou écrire « deux paragraphes par jour ». Il a d’ailleurs confié qu’il avait lui-même eu le bac en 1968 et « de justesse ». L’ancien professeur et ministre de l’Éducation nationale n’a rien perdu de ses réflexes, posant l’index sur sa bouche et lançant un « Chhuuttt! » alors que son arrivée devant l’entrée d’un des halls du salon avait créé un petit chahut.

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