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Modération centriste? Indignation? L’un empêche-t-il l’autre?

Modération centriste? Indignation? L’un empêche-t-il l’autre?

par Régis Guerrin, lundi 7 novembre 2011, 23:11

Les récents articles de la presse locale, consacrés à l’arrivée du Tour de France à la Planche des belles Filles, m’incitent à réagir en tant qu’habitué du lieu et afin d’élargir le champ de l’information donnée aux lecteurs …l’angle adopté étant souvent caricatural, voire obtus.

 

Rappeler les travaux effectués à La Planche des Belles filles en 1976, évoquer le caractère privé du terrain, paraît être une vision dépassée en 2011: faut-il rappeler que le Parc régional Naturel des Ballons des Vosges (PBNV) a été créé en 1989 et n’a-t-on pas le droit de se questionner sur la cohérence de la démarche du département ou des communes (Plancher bas, Plancher les Mines, Champagney…) qui viennent de signer sa charte 2011-2023 ? Quid de l’objectif de la réserve naturelle des ballons comtois, créée en 2002 afin notamment de maintenir ou restaurer la diversité des milieux naturels, de la faune sauvage et de la flore par une gestion intégrée des espaces naturels (pastoralisme, gestion forestière adaptée, non-intervention…) ? Le PBNV donne à sa charte l’équivalence d’un Agenda 21 et une distance de dix mètres suffirait à des élus du XXI ème siècle pour abandonner leurs convictions ?

 

A la différence de l’écrasante majorité des conseillers généraux amenés à se prononcer sur les travaux à envisager pour aménager la Planche des Belles Filles, je fais partie des nombreuses personnes qui connaissent ce site pour y pratiquer régulièrement marche, raquettes, VTT, ski avec mes enfants.

L’idée d’un coup de projecteur sur les Vosges Saônoises et sur le plateau des Mille Etangs est excellente…mais le lieu choisi pour l’arrivée du Tour de France est inadapté à sa caravane : c’est le sujet de fond de ce que les commentateurs appellent une « polémique ».

Les informations « du terrain » diffèrent de celles distillées depuis Vesoul et de plus en plus de questions se posent sur la réalité du projet et son caractère durable.

En effet, la voie de dégagement à empierrer, évoquée rapidement par M. Krattinger dans sa présentation du 3 octobre, se révèle être la piste « familiale » qui remonte jusqu’au sommet de la planche…où l’espace doit être nivelé pour que la caravane puisse faire demi-tour ; remise en l’état « garantie » dit-on ! Par rapport au parking actuel, cela représente quand même près de 2 km à gravir puis à redescendre !

On parle de créer une nouvelle piste mais « la bleue » est désormais inutilisable et les services du CG70 seront sur place mercredi pour essayer de solutionner le problème dans l’urgence…en concertation avec les membres du ski-club, enfin.

Il y a bien d’un côté l’aspect sportif de l’événement et ses enjeux au niveau de la communication, et d’un autre l’impact immense créé par le barnum qui l’accompagne. L’arrivée du Tour en Haute-Saône ne fait pas débat, tout le monde aurait été très heureux de fêter cela dans un endroit adapté à son envergure.

Le maire de Besançon n’a jamais rêvé de la citadelle comme fin du parcours du contre-la-montre!

En Haute-Saône, sur le chantier voulu par M. Krattinger, le rêve vire au cauchemar.

Et ça m’indigne, comme tant d’autres…qu’on soit militant ou non d’un parti politique ne change rien au fond de l’affaire.

Régis Guerrin,

Délégué  départemental du mouvement démocrate de Haute-Saône

 

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